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Les espaces colorimétriques : entre science et casse-tête pour les créateurs d’images – Partie 2
© CST
Après une première partie dédiée aux « color models » et aux différents types de gamut que l’on peut rencontrer, je vous propose de terminer notre classification commencée en partie 1 de cet article par une catégorie assez particulière d’espace colorimétrique, les « color transports ».
Les « color transports »
Y’UV, Y’IQ, YPbPr, Y’CbCr, Y’CC’BCC’RC, ICTCP …
Il convient de préciser que le terme « color transports » n’est ni normalisé, ni standardisé. Je l’ai choisi car il définit précisément la fonction de ces espaces : transporter la couleur de façon optimale, dans les fichiers vidéo pour la diffusion broadcast. Ces espaces, créés à l’origine pour transporter un signal vidéo analogique pour la télévision, sont particulièrement optimisés pour la compression et le sous-échantillonnage (4:2:2, 4:2:0 …), tout en conservant la meilleure qualité d’image possible. Le Y’CbCr est aujourd’hui le standard de cette catégorie pour sa capacité à réduire la bande passante, sans trop affecter l’image diffusée. Bien qu’il soit souvent confondu avec les anciens espaces Y’UV et YPbPr dédiés uniquement à l’analogique, le Y’CbCr est pour sa part complètement numérique.
Mis à part ces fonctions spécifiques, ces espaces sont dans leur conception assez similaires à certains Color models ; on peut même raisonnablement les considérer comme une sous-catégorie de ceux-ci. Par exemple le principe de séparation en trois composantes (un axe de luminance, deux axes de chrominances opposées) du Y’CbCr est proche de celui que l’on pourrait trouver dans un CIE L*a*b* de 1976. Autre exemple, l’ICTCP (développé par Dolby et optimisé pour la diffusion HDR/Wide gamuts) est directement dérivé du color model IPT conçu par Ebner et Fairchild. Bien sûr, ces espaces répondent à des objectifs différents et sont donc adaptés en conséquence. Parmi les différences on pourrait citer par exemple le Y’ du Y’CbCr qui représente la Luma (l’intensité lumineuse est codée de manière non linéaire pour la diffusion) distinct de la Luminance L du L*a*b*.
En pratique, ça donne quoi ?
L’intégralité de l’article écrit par Eric Chérioux dans La Lettre n°192, est accessible aux membres de la CST.
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